ACCUEIL Objet de curiosité Cloche en airain XVIII° - VENDUE
Cloche en airain XVIII° - VENDUE
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Cette belle et importante cloche en airain porte l'inscription ''SANCTA MARIA ORA PRO NOBIS VACHAT MAFAIT 1755'' (Sainte Marie priez pour nous – Vachat m'a fait en 1755)

Elle est également décorée sur sa jupe d'une jolie croix fleurdelisée.

 

Notre cloche est encore accrochée au  mouton (appelé aussi "joug"), pièce ici en fer forgé, destinée à assurer la mise en volée suivant un axe de basculement.

Elle possède aussi son battant d'origine qui déclenche un son très harmonieux.

 

En campanologie, l'airain est un alliage utilisé pour la fonderie des cloches à base de cuivre et d'étain.

 

D : 46 cm x H. 56 cm

 

France

Airain

Datée 1755

Époque XVIII°

 

 

 

Notre clin d’œil

Le langage des cloches

Les cloches aussi ont leur langage. Elles possèdent une richesse d’expression insoupçonnée. Suivant la manière dont on les utilise, elles produisent un son différent. Les modes de sonneries constituent donc un langage particulier engendrant des émotions variées.

Le tintement est la sonnerie la plus simple: la cloche est immobile et on la frappe, la plupart du temps sur son côté externe, au moyen d’un marteau. C’est la sonnerie classique des heures, du Toscin, du Glas, de l'Angélus... La frappe, relativement douce, ne permet pas à l’instrument de faire entendre toutes ses harmoniques.

La coptée se pratique aussi sur une cloche immobile, mais c’est le battant de celle-ci qui est utilisé, par exemple au moyen d’un câble ou d’une corde, pour frapper la cloche. Le son produit est plus chaleureux et les harmoniques se font mieux entendre. C’est le système utilisé par la plupart des carillons manuels.

La volée est le mode le plus sonore. La cloche, suspendue à un axe, est balancée et c’est son battant qui vient la heurter au bout de chaque balancement. C’est la sonnerie qui est utilisée dans le cadre des réjouissances ou encore par l’Église catholique pour l’appel des fidèles à la messe. Il existe différentes sortes de volées, dépendant notamment de la manière dont la cloche est suspendue. Suivant les cas, le battant frappera plus ou moins fort, sur la partie haute ou la partie basse de la cloche, et la fréquence de frappe sera plus ou moins rapide.

Par l’utilisation simultanée de plusieurs cloches, le langage campanaire s’enrichit encore. La combinaison de tons deviendra elle-même un code. Par exemple, là où on disposera des notes do, ré, mi, sol, on  pourra annoncer un baptême avec les cloches mi et sol, une grand’messe avec les cloches do, ré, mi et une commémoration de l’armistice du 11 novembre avec les quatre cloches.