ACCUEIL Armoire Vitrine estampillée P. DENIZOT – VENDUE
Vitrine estampillée P. DENIZOT – VENDUE
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Charmante bibliothèque Transition Louis XV-Louis XVI, estampillée Pierre DENIZOT (reçu Maître le 1° août 1740) et poinçon de la Jurande des menuisiers ébénistes (JME)

Elle ouvre à deux vantaux vitrés découvrant trois rayons.

La façade ainsi que les côtés s'ornent d'un placage en bois de rose disposé en ailes de papillon dans des encadrement d'amarante et filets de buis.

Les montants à pans coupés reposent sur des petits pieds cambrés garnis de sabots en bronze ciselé et doré.

Cet élégant meuble de salon est coiffé d'un marbre gris souligné d'une moulure en bec-de-corbin.

 

Dimensions : H. 132,5 cm x L.97 cm x P. 40 cm

 

Travail parisien

Bois de rose, amarante et filets de buis

Estampillé P. Denizot et JME

Époque XVIII°

 

Fils de l’ébéniste et marchand Jacques Denizot, Pierre Denizot travaille dans l'atelier paternel. Bien qu’ayant obtenu ses lettres de maîtrise en 1740, il ne les fait enregistrer qu'en 1760 à la mort de son père. C'est donc à partir de cette date qu'il pourra marquer ses œuvres de son estampille personnelle.

 

Il possède un commerce de meubles d'ébénisterie rue Neuve-Saint-Roch à Paris.

Il travaille également pour le compte de son confrère ébéniste et marchand Léonard Boudin.

Enfin, il contribue à l'ameublement de plusieurs grandes demeures princières ou royales, dont les châteaux de Saint-Germain-en-Laye et de Maisons-Lafitte. Il sera toute sa vie fournisseur du comte d'Artois.

 

Notre clin d’œil :

La Jurande des Menuisiers Ébénistes (JME) est une communauté d'artisans chargée de contrôler le travail des artisans parisiens de cette corporation. Elle sera effective durant la seconde moitié du XVIII° siècle (de 1751 à 1789). Elle se chargeait aussi de pourchasser les ouvriers et les ateliers travaillant en dehors de la corporation.
Une fois le travail de l'artisan ou de l'ébéniste validé, les jurés apposaient leur poinçon (JME) et percevaient la taxe.
Ce système monopolistique garantissait la qualité des œuvres mais bridait l'esprit d'initiative et la liberté individuelle au profit de la corporation. La révolution française a eu raison de ce système.